Eclatant!

Publié le par Anaëlle

A la recherche d'éclats pour les quinze lustres de sa fille, Frédéric Tic-tic (alias Frédéric Clément) nous emmène en voyage tout autour de la terre. Une traversée éclair, comme si l'on voyageait en arc-en-ciel, en 336 000 battements de coeur, soit : 80 heures.
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luminus tour
Luminus Tour est pour ainsi dire la suite du Magasin Zinzin.
Du même format, proposant une entrée dans le livre par un découpage du carton et des personnages rikikis qui ornent la couv', le lecteur retrouve l'univers déjanté du personnage- pas si fictif que ça- des recueils.

On y retrouve la même tambouille qu'à l'épisode précédent. Je m'explique.

Poésie en prose,  jeux de typographies et minutie de la place de celles-ci dans la page, implantation de personnages ou de choses minuscules (parfois des dessins, parfois des photographies), nouveaux chapitres en vis-à-vis de photomontages, Frédéric Tic-tic ne nous donne pas seulement à lire, mais à voir, à apprécier.
On aime à croire que les personnages de l'histoire, apposés à côté du texte, nous invitent à rentrer dans leur univers : celui du sens des mots.

c'est une quête improbable, une douce folie. Nous sommes au pays "au-delà de l'arc-en-ciel", donc, le pays du magicien d'Oz.. (Dorothée aussi avait des souliers magiques aux milliers de paillettes de lumière, d'ailleurs, Tic-tic attrapera trois étincelles de frottements des souliers de Dorothée)
Qu'importe, nous voilà transportés, nous aussi, capturant des éclats de lumière multicolores, où les distances faramineuses entre deux lieux sont happées comme par magie.

Frédéric Clément se joue du microscopique et du macroscopique, ils sont tous les deux confondus : les minuscules illustrations sont en effet le résultat de rencontres au cours d'une gigantesque épopée. Gigantesque, car c'est le tour du monde en 80 heures, pas en 80 jours! Mais aussi, ces dessins sont un rappel aux souvenirs, capturés, mis à plat et rendus par Nicéphore, l'acolyte de Tic-tic, son fidèle compagnon, son appareil photographique.

Quête du sublime-rien de moins!- où l'on cherche à apprivoiser la lumière, et s'en faire possesseur extrordinaire.
Son Amour pour sa fille le transporte, c'est le moins que l'on puisse dire!

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PS: il fallait absolument que j'écrive cet article ce soir, sinon je serai punie par la médiathèque pour mon retard!
Oups!




Publié dans Littérature Jeunesse

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